Les sols lyonnais, alternant alluvions du Rhône et de la Saône avec des couches morainiques, imposent une analyse fine du transfert de charge dans les pieux. Sous la Presqu'île, les limons compressibles cèdent la place à des graviers porteurs à vingt mètres de profondeur. Cette variation lithologique rend cruciale la distinction entre le frottement latéral mobilisé sur le fût et la résistance de pointe en base. Avant de dimensionner une fondation profonde à Lyon, nous réalisons des essais de chargement statique instrumentés, couplés à des diagraphies soniques. Ces mesures permettent d'isoler la part de chaque composante. Un mauvais calcul du frottement négatif sur les couches molles peut fausser la capacité portante totale. Notre approche intègre également la tomographie sismique pour imager les hétérogénéités du sous-sol avant le forage.

À Lyon, le frottement latéral dans les alluvions du Rhône représente jusqu'à 70 % de la capacité portante des pieux forés.